Elles ont décidé de s’unir
au sein d’un club Soroptimist. Mais qui sont ces
Tubiziennes qui se voient une fois par mois ? Et qu’est-ce
qu’un club Soroptimist ? Réponses avec la
présidente Ludwine Beuckels, une baby-boomeuse brugeoise à l’esprit
large et qui n’a pas peur des clivages linguistiques.
Précisons d’entrée
que les clubs Soroptimist ne sont
ni des sectes, ni des groupements à tendance
politique ou religieuse. En fait,
le terme Soroptimist comprend deux
mots latins.
Soror, c’est
la sœur ; optimum, sa signification
a traversé le temps. Cela
donne donc le meilleur des sœurs.
Voilà résumée
la philosophie d’une association
qui, de par le monde, comprend
120.000 membres répartis
en 123 pays. Ces clubs réunis
par régions ou pays relèvent
de 4 fédérations
qui forment le Soroptimist International.
Ludwine
Beukens : Notre club a été fondé en
octobre 2004. C’est en fait
le 55e club belge (ndla, au total,
dans notre pays, les Soroptimist
sont 1700). Nous nous réunissons
chaque 4e jeudi du mois, à Tubize.
Nos activités ? Nous récoltons
des fonds pour venir en aide à des
associations ou services d’aide. »
Cela va du concert de musique classique,
souvent organisé avec le
centre culturel de Tubize, à une
marche ADEPS ou à une brocante.
Avec une présidente qui
est à la fois violoniste
et grande sportive, cela simplifie
les choses.
Ce n’est pas
un petit pépin physique
au ménisque – avec
une intervention chirurgicale -
qui arrêtera Ludwine Beuckels.
«
Les
fonds que nous avons recueillis
ont pu être redistribués
au service Entraide de Tubize, à un
groupement du Burkina Faso et à l'association
d'André Menu, qui vient
en aide aux enfants népalais.»
La
mort tragique d’André Menu – l’alpiniste
est décédé accidentellement
en montagne l’été dernier – n’a
pas réduit ses efforts à néant. « Nous
sommes néanmoins devenues
plus prudentes, tempère
la présidente. Nous voulons
avoir des garanties que nos fonds
arrivent en main propre. Mais avec
l’insécurité qui
règne au Népal actuellement,
c’est devenu plus difficile,
voire impossible.
Le mot d’ordre
est donc à l’attente,
mais nous cherchons des solutions… »