Nous
savons souvent que le commerce équitable
consiste à acheter des denrées
aux pays pauvres pour leur permettre
d’avoir une vie décente.
Mais cette notion est beaucoup plus
précise et réglementée.
Explications.
La notion de commerce équitable
existe depuis plusieurs décennies,
mais ce n’est que depuis 1997
qu’a été signée
une Charte réglementant le
commerce équitable. Peu à peu,
nous avons pris conscience de toute
sa signification. Il est vrai que
nos sociétés industrielles
avaient besoin de nouveaux repères.
L'organisation actuelle du commerce
se fait souvent à l'insu du
producteur comme du consommateur
car le producteur ne connaît
souvent pas la destination de son
produit et le consommateur, lui,
en ignore la provenance. Tout se
fait entre grandes marques, groupes
industriels ou financiers, grands
distributeurs et autres centrales
d'achat. Le commerce est souvent
devenu un enjeu de pouvoir et de
profit. Une arme économique.
Cette situation entraîne un
déplacement des marges. Les
producteurs voient leur marge s'éroder
sous la pression des industriels
et des distributeurs, et s’appauvrissent,
surtout dans les pays qui n’ont
qu’une faible marge de survie.
Face à ce constat, l'objectif
est de permettre aux producteurs
des pays les plus pauvres de vivre
dans la dignité.
Le commerce équitable crée
les conditions requises pour atteindre
cet objectif, et ce grâce à des
critères impératifs,
vérifiables à tout
moment, plus des critères
de long terme. Mais quels sont ces
engagements ? Ils sont de six types,
que voici résumés :
Travailler
d'abord avec les producteurs les
plus défavorisés,
dans le cadre d'un développement
durable.
Refuser l'esclavage ou
le travail forcé, y compris
l'exploitation des enfants.
Etablir
des contrats portant sur le prix
du produit, sa qualité,
le versement d'un acompte si nécessaire,
le délai de livraison.
Privilégier
des relations commerciales durables
avec les producteurs.
Assurer la
transparence dans le fonctionnement,
qui passe par une
information réciproque à chaque étape
sur les conditions de travail, les
salaires, la durée des relations,
les processus de production et
de distribution et les prix.
Accepter
le contrôle sur
le respect de ces principes, à chaque étape
du processus.