Il laisse le citoyen sur sa faim
malgré ses 320
pages !
Après le Larousse et le Robert pour la langue, après
le Michelin pour la route des vacances et le Gault Millau
pour les papilles gustatives, voici venu le Belgopocket,
l’indispensable guide à l’usage des citoyens
belges désireux de partir à l’assaut
de nos administrations fédérales, communautaires
ou régionales !
Le Belgopocket, livre de 320 pages au format de poche, a été présenté à la
presse ce mercredi 15 juin par la Chancellerie du Premier Ministre. Les Services
publics fédéraux ont souhaité mettre un guide d’information
gratuit à la disposition des citoyens belges, sur base de questions fréquemment
posées par ceux-ci. L’ouvrage fournit 95 réponses succinctes à des
questions de la vie quotidienne, dans des matières aussi diverses que
la santé, l'emploi, le logement, la mobilité, la famille, l'environnement,
la justice, la pension, la fiscalité et la démocratie. En complément
de ces réponses, le Belgopocket précise aussi les adresses et numéros
de téléphone utiles des services fédéraux, régionaux
et communautaires susceptibles d’aider le citoyen. L’ouvrage a été imprimé à 500.000
exemplaires, disponibles dans les bureaux de poste, à l’accueil
des services fédéraux, dans les Maisons de justice, certains institutions
de sécurité sociale ou encore les centres d’information de
la Région wallonne, et se prolonge naturellement par un site trilingue
: www.belgopocket.be .
Evidemment très généraliste et s’adressant à toutes
les tranches d’âges de la population, le Belgopocket ne
répond – c’est
inévitable – qu’imparfaitement aux préoccupations ciblées
des aînés. Et probablement laissera-t-il beaucoup d’autres
citoyens de tous âges sur leur faim, tant son côté touche-à-tout
le condamne à rester superficiel : «Qui trop embrasse mal étreint»,
dit le proverbe !
Dommage aussi que, pour circonscrire toute velléité communautaire,
il faille recourir à un patronyme unique à consonance anglophone,
plutôt que d’accepter la réalité multilinguistique
belge. Espérons quand même, qu’à défaut d’un
véritable GPS citoyen, le Belgopocket aura au moins les vertus d’une
bonne vieille carte routière !