Ils
ont choisi de donner de leur temps, de consacrer leurs loisirs
aux autres,
ils écoutent, ils aident, ils soignent, ils soutiennent,
ils partagent, ils donnent sans jamais attendre quoique ce
soit en retour.
Ce sont des hommes et des femmes, jeunes ou âgés,
noirs ou blancs, petits ou grands, salariés ou demandeurs
d'emploi, étudiants ou retraités, ils ne comptent
pas ce qu'il donnent, car le plus important à leurs
yeux,...
c'est d'avoir donné.
L'altruisme est leur code d'honneur. Un regard, un sourire
leur réchauffera le coeur.
Souvent nous ne faisons
pas attention à eux et pourtant ils sont là ...
les bénévoles.
Pour ou contre le bénévolat
? Une proposition de loi vise à réglementer le
bénévolat en Belgique. Un million et demi de
Belges exercent, d'une manière ou d'une autre, une
activité bénévole.
Or, aux yeux du législateur, des problèmes
peuvent surgir, en regard du droit social, fiscal, de la
responsabilité civile et du droit des assurances.
C'est sur la base de ces constats que des parlementaires,
issus de tous les partis, ont déposé une proposition
de loi "relative aux droits des bénévoles. Objectif : créer un statut pour les bénévoles,
en privilégiant simplicité, uniformité et
transparence. Parmi les nouveautés que prévoit
le texte, on mentionnera le contrat de bénévole,
qui fixe la nature des activités, les responsabilités
du bénévole, ses obligations, principalement
au niveau du respect du secret professionnel, l'éventuelle
couverture d'assurance et les défraiements prévus.
La proposition de loi envisage aussi un régime spécifique
pour les allocataires sociaux qui souhaitent travailler en
tant que bénévole.
Résumé de la proposition de loi relative aux
droits des bénévoles [28-11-2001]
Les auteurs de la présente proposition de loi estiment
que le bénévolat répond à des besoins
sociaux que le secteur professionnel n’est souvent pas
en mesure de satisfaire. Bien qu’elles s’exercent
dans un cadre informel, les activités bénévoles
peuvent être très lourdes de conséquences,
par exemple lorsqu’un bénévole cause des
dommages. Les auteurs entendent doter les bénévoles
d’un statut qui apporterait une réponse à différents
problèmes.
Le premier d’entre eux est celui de la responsabilité à l’égard
des tiers et de l’organisation pour laquelle le bénévole
travaille. Le régime proposé s’inspire
de celui en vigueur pour les travailleurs salariés,
ce qui implique que le bénévole ne sera pas tenu
pour responsable s’il a commis une faute légère
de manière accidentelle. La responsabilité sera
appréciée en fonction des spécificités
du bénévolat. Les organisations bénévoles
seront par ailleurs encouragées à contracter
une assurance spéciale et une couverture obligatoire
du travail bénévole sera instaurée dans
le cadre de l’assurance familiale.
Le deuxième problème est celui du statut du bénévole
au regard du droit social. Les auteurs proposent de ne pas
considérer les défraiements et les dons faits
aux bénévoles comme une rémunération
et prévoient un régime pour les allocataires
qui souhaitent travailler en tant que bénévoles.
Le troisième problème auquel les auteurs entendent
apporter une solution est celui du traitement fiscal des indemnités
allouées aux bénévoles.
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texte complet
Résumé de la proposition de loi modifiant le
code des impôts sur les revenus 1992 afin d'améliorer
le statut des bénévoles. [12/12/2002]
Les auteurs de la présente proposition sont d’avis
que les indemnités perçues par les collaborateurs
de fédérations, associations, institutions
de tous ordres qui effectuent au profit de celles-ci des
prestations bénévoles ne peuvent être
considérées comme imposables lorsque celles-ci
ne sont pas anormalement élevées et s’avèrent
ne pas être une forme de rémunération
déguisée. Ils proposent dès lors de
modifier l’article 38 du Code des impôts sur
les revenus 1992.
Toutefois, les auteurs sont conscients du fait qu’il est
fréquent que les organismes concernés ne disposent
pas des moyens financiers suffisants pour rembourser les frais
exposés par les bénévoles. Afin d’éviter
que ceux-ci ne soient pénalisés, les auteurs envisagent
la déductibilité fiscale des frais engendrés,
à concurrence d’un montant forfaitaire devant être
déterminé par le Roi, de l’ensemble des
revenus nets. Soucieux de ne pas priver les bénévoles
bénéficiant de revenus de faible importance de
la mesure envisagée, les auteurs prévoient un
mécanisme de crédit d’impôt.