Les limites du protocole de Kyoto,
non ratifié par le premier pollueur planetaire,
les USA de G. BUSH !
Le protocole de Kyoto est entré en vigueur ce 16 février
2005. 141 pays l’ont ratifié. Pas les USA, premier
pollueur de la planète (24 % des rejets) et grand
donneur de leçons…
Elio Di Rupo, au nom du PS,
vient d’appeler le gouvernement belge à profiter
de la visite de Bush en Belgique pour inviter les Etats-Unis à revoir
leur copie environnementale. Verhofstadt osera-t-il ? Notre
Premier Ministre en a-t-il la volonté ?
En tout cas,
notre Ministre des Affaires étrangères
De Gucht étant
parti au Congo (ce qui évitera qu’il ne gaffe en apercevant sa collègue «Condy » Rice),
nous pouvons encore miser sur le franc-parler du Prince Philippe et les penchants écologistes
de son cadet, le Prince Laurent. Sauf si notre Souverain leur a fait la morale
ou s’est gardé ce potentiel morceau de bravoure pour le banquet
en l’honneur de notre hôte américain. Qui vivra verra…
Le protocole de Kyoto, enfin d'application, n'arretera pas le rechauffement du
climat planetaire : mais George Bush s'en fout !
L’effet de serre à l’origine du réchauffement actuel
du climat planétaire, avec ses conséquences annoncées de
fonte partielle de la calotte glaciaire au pôle nord, de la montée
du niveau des océans, de la multiplication des ouragans et autres pluies
torrentielles engendrant des inondations, a été identifié depuis
longtemps par les scientifiques et les dirigeants politiques de la planète
palabrent à ce propos de longue date.
Souvenez-vous : juin 1992, Rio de Janeiro, au Brésil… Le Sommet
de la Terre, organisé par les Nations-Unies, adopte une déclaration
stipulant : « L'objectif ultime de la présente Convention [...]
est de stabiliser, conformément aux dispositions pertinentes de la Convention,
les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère à un
niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système
climatique. »
Cinq ans plus tard, en décembre 1997, au Japon, à Kyoto, l’ancienne
ville impériale, les délégués de 160 pays se réunissent
pour discuter des mesures à prendre pour contrer le réchauffement
planétaire. Les négociations sont difficiles, mais les délégués
s'entendent pour réduire les émissions de six gaz à effet
de serre (GES) de 5,2 % entre 2008 et 2012, par rapport aux niveaux de 1990.
Les trois gaz les plus importants (CO2, CH4 et N2O) sont mesurés par rapport
aux niveaux de 1990, tandis que les gaz ayant une durée de vie plus longue
(hydrofluocarbures, perfluocarbones et hexafluorures de soufre) sont calculés
par rapport aux niveaux de 1990 ou de 1995. Selon ces formules, les États-Unis
devaient réduire leurs émissions de 7 %, le Canada de 6 %, l'Union
européenne de 8 %, mais la Chine, deuxième pollueur du monde, obtenait
une exemption.
L'accord entre en vigueur après ratification par un minimum de 55 pays,
dont les émissions combinées représentent au moins 55 %
du total des émissions de 1990 par les pays développés.
Ainsi, c'est la ratification du protocole par la Russie, en novembre 2004, qui
a enfin permis de réunir les conditions nécessaires à son
application, 90 jours plus tard.
Aujourd'hui, le protocole compte 141 pays adhérents. Pourtant, malgré les
importants efforts que doivent consentir les nations industrialisées,
nombre de scientifiques considèrent que le protocole de Kyoto est nettement
insuffisant pour ralentir le réchauffement du climat.